Tu as peut-être déjà vécu ce moment.
Tu ouvres un carnet avec envie. Tu prends un stylo. Tu t’installes avec l’idée de prendre un moment pour toi… et puis plus rien.
Aucune phrase ne vient. Tu regardes la page blanche en te disant que tu ne sais pas quoi écrire, que tu n’as peut-être rien d’intéressant à dire, ou que tu ne sais même pas par où commencer.
Et pourtant, c’est justement là que le journaling peut devenir précieux.
Parce que le journaling n’est pas réservé aux personnes inspirées, organisées ou “profondes”. Il n’a pas besoin d’être parfait pour être utile. Il peut commencer de façon très simple, très douce, très imparfaite.
Si tu te demandes comment commencer le journaling quand on ne sait pas quoi écrire, cet article est là pour t’aider à entrer dans la pratique sans pression.
Le journaling, ce n’est pas “bien écrire”
On imagine souvent que tenir un carnet demande d’avoir des choses intéressantes à dire, de savoir écrire joliment, d’être très inspiré·e ou d’avoir une pratique très régulière.
En réalité, le journaling peut être beaucoup plus simple que ça.
Le journaling, c’est juste le fait de prendre un espace pour déposer ce qui est là : des pensées, des émotions, des envies, des questions, du flou, ou simplement quelques mots.
Tu n’as pas besoin d’écrire comme dans un livre. Tu n’as pas besoin d’être “bon·ne”. Tu n’as même pas besoin de savoir où tu vas. Tu as seulement besoin de commencer quelque part.
Pourquoi on bloque face à la page blanche
Si tu ne sais pas quoi écrire, ce n’est pas forcément parce que tu manques d’inspiration.
Souvent, on bloque parce que l’on veut bien faire, écrire quelque chose d’intelligent, attendre une idée parfaite ou se mettre la pression.
Le problème n’est donc pas toujours le manque d’idées. C’est souvent le manque de permission.
Permission de faire simple. Permission d’écrire mal. Permission d’écrire juste trois lignes. Permission d’être brouillon·ne. Permission de ne pas savoir.
Comment commencer le journaling simplement
Si tu veux te lancer sans te sentir bloqué·e, le plus simple est de commencer avec des points d’entrée très concrets.
1. Commencer par une phrase incomplète
Tu peux commencer par : “Aujourd’hui, je me sens…”, “En ce moment, j’ai besoin de…”, “Ce qui prend de la place dans ma tête, c’est…”, “Si j’étais honnête avec moi-même…”.
Tu n’as pas besoin d’avoir toute la page en tête. Une seule phrase peut suffire à ouvrir quelque chose.
2. Faire une liste
Si écrire en paragraphes te semble trop compliqué, fais une liste : ce qui t’inquiète en ce moment, ce qui te fait du bien, ce que tu veux laisser partir, ce que tu aimerais créer, ce qui t’épuise ou ce qui t’inspire.
3. Décrire ton état du moment
Tu peux aussi écrire très simplement comment tu te sens, ce que tu ressens dans ton corps, dans quel état émotionnel tu es ou ce que tu traverses aujourd’hui.
4. Faire un brain dump
Le brain dump consiste à tout vider sur la page, sans ordre, sans structure, sans chercher à faire joli. C’est souvent la meilleure manière de débloquer une page quand tout semble embrouillé à l’intérieur.
5. Utiliser un prompt de journaling
Quand on ne sait pas quoi écrire, une question peut faire énormément. Par exemple : “De quoi ai-je besoin aujourd’hui ?”, “Qu’est-ce que j’essaie de contrôler en ce moment ?”, “Qu’est-ce qui me ferait du bien maintenant ?”.
10 idées très simples pour commencer aujourd’hui
- Écris trois choses que tu ressens aujourd’hui
- Liste tout ce qui occupe ton esprit
- Note ce que tu aimerais entendre en ce moment
- Fais une page “ce qui me fait du bien”
- Écris une lettre à toi-même
- Décris ta journée idéale
- Fais une page de gratitude sincère
- Écris ce que tu veux laisser derrière toi
- Raconte un souvenir doux
- Commence par écrire : “Je ne sais pas quoi écrire…”
Oui, même la dernière est une vraie méthode. Très souvent, c’est justement en écrivant cela que les vraies phrases arrivent ensuite.
Faut-il écrire tous les jours ?
Non. Tu n’as pas besoin d’écrire tous les jours pour que le journaling soit utile.
Ce qui compte, ce n’est pas de tenir un rythme parfait. C’est de créer une relation douce avec ton carnet.
Le journaling peut aussi être créatif
Tu n’es pas obligé·e d’écrire seulement du texte.
Le journaling peut aussi inclure des couleurs, du collage, des images, des stickers, des fleurs séchées, des bouts de papier, des citations ou des dessins très simples.
Si la page blanche t’intimide, tu peux aussi commencer par la remplir autrement que par de longues phrases.
Et si je trouve ça “nul” ?
Beaucoup de personnes commencent un carnet, relisent ce qu’elles ont écrit, et se disent que c’est banal, pas intéressant, pas assez beau ou pas assez profond.
Mais le journaling n’est pas là pour impressionner. Il est là pour contenir.
Une page simple peut être très précieuse. Une page confuse peut être très juste. Une page courte peut déjà faire du bien.
Comment rendre le journaling plus facile
- garde ton carnet visible
- choisis un joli stylo ou un support que tu aimes
- commence par 5 minutes
- n’attends pas d’être inspiré·e
- utilise toujours la même question d’entrée
- écris sans relire tout de suite
- laisse des pages imparfaites exister
En résumé : comment commencer le journaling quand on ne sait pas quoi écrire
Si tu ne sais pas quoi écrire, tu peux commencer par une phrase simple, faire une liste, vider ton esprit sur la page, utiliser un prompt, décrire ton état du moment ou commencer par écrire exactement la vérité : “je ne sais pas quoi écrire”.
Le journaling n’a pas besoin d’être parfait pour te faire du bien. Il a seulement besoin d’exister.
Et parfois, une seule phrase suffit pour ouvrir un espace immense.

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